La facturation est le nerf de la guerre d'un cabinet comptable. C'est aussi l'un des processus les plus manuels et les plus fragmentés : le devis est sur Word, la lettre de mission dans un autre fichier, la production de la facture sur un troisième outil, les relances dans Outlook, et le suivi des encaissements sur Excel.
Résultat : des factures émises en retard, des forfaits qui ne correspondent plus à la réalité, des relances oubliées, et un BFR qui gonfle inutilement. Le tout pour un processus qui pourrait être quasiment entièrement automatisé.
La chaîne de facturation idéale en 6 étapes
Étape 1 : Le devis connecté au catalogue de missions
Le devis n'est pas un document isolé — c'est le premier maillon de la chaîne. Un devis généré depuis un catalogue de missions standardisé contient déjà les bonnes informations : nature de la mission, fréquence, forfait, conditions. Quand le prospect valide, le devis se transforme en lettre de mission — pas en copier-coller.
Étape 2 : La LDM qui initialise la facturation
La lettre de mission signée contient le forfait annuel et les modalités de paiement (mensuel, trimestriel, annuel). Ces informations alimentent automatiquement l'échéancier de facturation. Pas besoin de paramétrer manuellement chaque facture récurrente.
Étape 3 : Le temps passé qui ajuste le boni/mali
Pendant la mission, le time tracking mesure le temps réellement passé. Le boni/mali se calcule en temps réel. Si une mission dérape, l'alerte se déclenche avant la facture — pas après.
Étape 4 : La facture générée automatiquement
En fin de période (mois, trimestre), la facture est générée automatiquement à partir du forfait LDM. Le format est Factur-X, conforme à la réforme. L'associé valide en un clic. La facture est envoyée au client par email ou via la Plateforme Agréée.
Pour les missions au réel (hors forfait), la facture est calculée à partir du temps passé valorisé au taux horaire convenu.
Étape 5 : Les relances automatisées
Si le paiement n'arrive pas à échéance, un scénario de relance se déclenche : email de rappel à J+7, relance formelle à J+15, mise en demeure à J+30. Chaque relance est tracée dans le CRM. Plus besoin de vérifier manuellement qui n'a pas payé.
Étape 6 : L'encaissement et le rapprochement
Le paiement est détecté (par prélèvement SEPA automatique ou par rapprochement bancaire) et la facture est marquée comme réglée. Le cycle est bouclé. Le boni/mali final est calculé.
Avant/Après : le temps gagné sur chaque étape
| Étape | Avant (manuel) | Après (automatisé) |
|---|---|---|
| Devis | 15 min (Word) | 3 min (catalogue) |
| Lettre de mission | 30 min (séparée) | 5 min (générée) |
| Facture (× 12 mois) | 120 min/an | 0 min (auto) |
| Relances | Variable (oubliées 1×/3) | 0 min (scénario auto) |
| Rapprochement | 360 min/an (Excel) | 0 min (SEPA) |
| Total par client/an | ~8 heures | ~10 minutes |
Le prélèvement SEPA : le game-changer silencieux
Le plus gros levier d'efficacité dans la facturation cabinet n'est pas la génération automatique des factures — c'est le prélèvement SEPA automatique.
Quand vos clients paient par prélèvement, vous n'avez plus de relances à faire, plus de retards à gérer, plus de rapprochement à effectuer. Le montant est prélevé à date fixe, la facture est rapprochée automatiquement, et votre trésorerie est prévisible.
La mise en place est simple : un mandat SEPA signé par le client (intégrable dans la lettre de mission), et un fichier SEPA XML transmis à votre banque chaque mois. L'investissement initial (15 minutes par client pour le mandat) s'amortit en quelques mois.
L'impact sur le DSO et la trésorerie
Le DSO (Days Sales Outstanding) — le délai moyen entre l'émission d'une facture et son encaissement — est le thermomètre de votre trésorerie.
Un cabinet qui facture manuellement, avec des relances aléatoires, a typiquement un DSO de 45 à 60 jours. Certains clients paient à 90 jours, voire plus. Chaque jour de DSO représente du cash immobilisé.
Avec le prélèvement SEPA, le DSO tombe à 0 jour : le prélèvement est exécuté le jour de l'échéance. Votre BFR chute. Votre trésorerie respire. Vous pouvez investir au lieu de financer vos clients.
Comment eexpi automatise le cycle complet
Dans eexpi, la chaîne est connectée de bout en bout. Le devis est créé depuis le catalogue de missions. Il se transforme en LDM envoyée pour signature électronique. La LDM génère l'échéancier de facturation. Les factures sont produites au format Factur-X et envoyées automatiquement. Les relances suivent un scénario paramétrable. Et le prélèvement SEPA est en cours d'intégration pour boucler le cycle.
Le boni/mali en temps réel permet de détecter avant la facture si une mission a dérapé — et de décider si on facture un complément ou si on ajuste la LDM pour l'exercice suivant.
La meilleure facture est celle que vous n'avez pas eu à créer
Quand le devis, la LDM, le time tracking et la facturation sont connectés, la facture se génère toute seule. Vous n'intervenez que pour valider — en un clic.
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